Ressources de formation
Après votre formation
Ce que vous avez travaillé en session reste ici, avec des fiches pratiques pour les cas qui reviennent le plus souvent. Rien à installer, rien à créer. Vous revenez quand vous en avez besoin.
« Ils te font travailler avec l'IA sur tes dossiers à toi, et tu repars avec ce qui marche. »
C'est la phrase qu'un participant emploie quand un collègue lui demande ce qu'on fait. Chez Catalia, on forme les équipes à penser avec l'IA sur leurs propres dossiers, pas sur des exercices.
Vous avez suivi la formation : répondez au mail de votre formateur, il vous répond directement.
Vous arrivez ici par un collègue : écrivez à matt@catalia.fr ou passez par la page Contact.
Le kit de votre session
Les prompts travaillés ensemble pendant la session, et la synthèse de ce qui en est sorti. Vous les reprenez tels quels, vous les adaptez à vos dossiers.
Votre kit vous a été envoyé avec le premier mail de votre formateur, le jour de la session. Il contient toujours les mêmes quatre choses :
- Les prompts effectivement travaillés en salle ce jour-là, tels quels — pas une bibliothèque générique.
- La synthèse des ateliers : ce qui a été produit, ce qui a marché, ce qui a coincé.
- Le rappel de la trame vue en session : T.O.R. — Tâche, Objectif, Rôle — et sa version longue T.O.R.C.E.F., qui ajoute Contexte, Étapes, Format.
- Les liens vers les fiches ci-dessous, pour aller plus loin sur un usage précis.
Vous ne retrouvez pas votre kit ? Répondez au mail de votre formateur, il vous le renvoie.
Rédiger comptes rendus et synthèses
Le format de sortie que vous donnez à l'IA compte plus que la longueur de votre demande. Un exemple à coller, et le compte rendu arrive dans votre structure, pas dans la sienne.
La méthode : T.O.R. + un exemple
La base, c'est trois questions, dans cet ordre — Tâche, Objectif, Rôle :
- Tâche — ce que vous attendez précisément (rédiger un compte rendu à partir de ces notes)
- Objectif — à quoi ça va servir, pour qui (ça change le niveau de détail et ce qui doit ressortir)
- Rôle — l'expertise que l'IA doit appliquer pour juger ce qui compte
Pour un compte rendu, une quatrième chose fait plus de différence que tout le reste : un exemple de sortie. Collez un de vos comptes rendus passés, même imparfait — c'est ce qui contraint le plus la qualité du résultat, bien plus qu'une consigne écrite.
Le prompt à coller
Tâche : rédige un compte rendu structuré à partir de mes notes de réunion. Objectif : {à quoi ça sert — diffusion à l'équipe, archive, base pour un suivi...} Rôle : {l'angle à privilégier — ex. tu es assistant de direction, concis et factuel} Mes notes : {vos notes brutes} Format de sortie attendu (voici un exemple de mes comptes rendus habituels, respecte cette structure) : {collez ici un exemple de compte rendu que vous avez déjà écrit} Contraintes : {ce qui compte pour vous — longueur, ton, ce qu'il ne faut pas oublier}
Ce qui coince le plus souvent
Le résultat sort correct, mais générique — et le réécrire prend autant de temps que l'avoir écrit à la main. Neuf fois sur dix, ce n'est pas un problème de prompt : c'est l'absence d'exemple. Sans modèle de ce à quoi doit ressembler la sortie, l'IA invente une structure par défaut, qui n'est jamais tout à fait la vôtre.
Chercher et analyser des documents
La confiance ne se gagne pas en relisant tout — elle se gagne en vérifiant un échantillon. Découper la question et exiger la source : c'est ce qui transforme une réponse qu'on n'ose pas utiliser en une réponse qu'on vérifie en quelques secondes.
Le réflexe : une question à la fois, une source à chaque fois
Découpez la question. Une question large (« que dit ce contrat ? ») produit une réponse large, donc peu vérifiable. Une question précise (« quelles sont les clauses de résiliation et leurs délais ? ») produit une réponse qu'on peut confronter au texte en quelques secondes. Trois questions ciblées, l'une après l'autre, coûtent moins cher — en temps et en confiance — qu'une seule question qui ratisse large.
Exigez la citation. À chaque question, demandez que la réponse pointe vers son passage source exact. Une affirmation sans citation ne se distingue pas d'une affirmation inventée — la citation est ce qui les sépare.
Le prompt à coller
Voici le document : {collez le document ou la section concernée} Réponds uniquement à partir de ce document. Pour chaque affirmation, cite le passage exact sur lequel elle s'appuie (entre guillemets). Si l'information n'est pas dans le document, dis-le clairement plutôt que de compléter. Question : {votre question précise, une seule à la fois}
Vérifier par échantillon, pas en intégralité
Vous n'avez pas besoin de tout revérifier. Sur un document long, contrôlez trois ou quatre citations au hasard contre le texte source. Si elles tiennent, la confiance s'étend raisonnablement au reste ; si l'une d'elles est fausse ou approximative, c'est le signal pour resserrer la question ou vérifier plus largement.
Ce qui coince le plus souvent
Ce n'est pas la technique, c'est la confiance : on n'ose pas s'appuyer sur une réponse qu'on ne peut pas vérifier, donc on refait le travail à la main « au cas où ». La citation obligatoire et la vérification par échantillon existent pour ça — elles rendent la vérification rapide au lieu de systématique.
Préparer réunions et plans
Ordres du jour, notes de cadrage, plans d'action. Comment poser le contexte une fois pour que l'IA tienne le fil sur toute la préparation.
La trame de cadrage : T.O.R.C.E.F.
Posez-la une seule fois, en ouverture de conversation — tout ce que vous demanderez ensuite (ordre du jour, notes, plan) s'appuiera dessus sans qu'il faille la répéter :
- Tâche — ce que vous préparez (ordre du jour, notes de cadrage, plan d'action)
- Objectif — l'enjeu réel : la décision ou le résultat attendu, pas juste le sujet
- Rôle — l'angle d'expertise à appliquer pour juger ce qui compte
- Contexte — le public (qui sera dans la salle, ou qui lira le document) et ce qui a déjà été tenté, et pourquoi ça n'a pas suffi
- Étapes — le découpage attendu si la préparation a plusieurs temps
- Format — la structure que vous voulez récupérer, et le temps disponible (durée de la réunion, longueur du document)
Le prompt à coller
Tâche : {ce que vous préparez} Objectif : {ce qui doit ressortir ou se décider} Rôle : {l'angle d'expertise à privilégier} Contexte : public = {qui} ; déjà tenté = {ce qui a été essayé, ce qui a coincé} Étapes : {le découpage attendu, si plusieurs temps} Format : {structure attendue et temps disponible} Sur cette base, prépare-moi {ce dont vous avez besoin en premier}.
Une fois ce cadrage posé, vous pouvez enchaîner les demandes (l'ordre du jour, puis les notes de cadrage, puis le plan d'action) sans tout redonner à chaque fois : l'IA tient le fil sur toute la préparation.
Quand vous ne savez pas encore poser le cadrage : le reverse prompting
Si vous ne savez pas vous-même répondre aux six points ci-dessus, inversez les rôles :
Pose-moi des questions puissantes sur {le sujet de la préparation}, pour que
tu puisses ensuite bien la préparer.
Une question à la fois. Attends ma réponse avant de poser la suivante.
À la fin, résume ce que tu as compris au format Tâche / Objectif / Rôle /
Contexte / Étapes / Format.
L'IA construit le cadrage avec vous au lieu que vous le posiez seul — utile quand l'enjeu est encore flou dans votre tête.
Ce qui coince le plus souvent
La page blanche est résolue, mais le résultat sort plat et convenu — parce que les contraintes réelles n'ont pas été données. Un plan générique n'est pas un mauvais plan, c'est un plan qui n'a reçu aucun des six éléments du cadrage ci-dessus.
Nettoyer et analyser des fichiers
Le pattern « fabrique-moi l'outil » : on ne donne jamais le fichier réel à l'IA. On lui décrit sa structure, elle fabrique l'outil, et c'est vous qui l'exécutez sur vos données, chez vous.
Le pattern, en trois étapes
- Décrivez la structure — les colonnes, leurs types, et trois lignes fictives qui ont la même forme que votre fichier réel. Jamais la vraie donnée — ni les vrais montants, ni les vrais noms.
- Faites fabriquer l'outil — une macro, un script, un gabarit de formule : ce qui convient à votre outil habituel (tableur, Python…).
- Exécutez en local, sur le vrai fichier, chez vous. La donnée ne voyage jamais ; seule la structure a voyagé.
Avant d'utiliser l'outil produit : toujours demander la notice, la relire, et la tester sur une copie du fichier.
Le prompt à coller
Voici la structure de mon fichier — les colonnes, leur type, et trois lignes fictives (valeurs inventées, même structure que mon fichier réel) : {collez vos trois lignes fictives} {ce que vous voulez faire : nettoyer une colonne, écrire une formule, croiser deux colonnes...} Fabrique-moi l'outil qui fait ça — macro, script ou formule, selon ce qui convient le mieux — accompagné d'une notice claire. Je l'exécuterai moi-même, en local, sur mon fichier réel.
Ce qui coince le plus souvent
Deux blocages distincts, à ne pas confondre : soit l'outil qui marchait sur la structure décrite casse sur le vrai fichier (souvent un cas particulier non couvert par les trois lignes fictives — relisez la notice, testez sur une copie d'abord), soit la donnée est confidentielle et on n'ose pas la coller — auquel cas le pattern « fabrique-moi l'outil » est justement la réponse : la donnée ne sort jamais.
Écrire dans son propre ton
Donner à l'IA de quoi écrire comme vous, à partir de ce que vous avez déjà écrit. Le but n'est pas de produire à votre place, mais de ne plus partir de la page blanche.
L'échantillon de voix
Avant de demander quoi que ce soit, collez trois de vos propres messages passés — des mails, des messages à des clients, peu importe le sujet. Ce n'est pas le contenu qui compte, c'est la manière : vos tournures, votre niveau de formalité, vos habitudes (phrases courtes ou longues, avec ou sans formules de politesse appuyées).
Le prompt à coller
Nommer votre échantillon comme un bloc à part (« WRITING STYLE ») plutôt que de le noyer dans le reste du texte le rend plus facile à repérer pour l'IA — et plus facile à réutiliser tel quel la prochaine fois :
TÂCHE : écris {le message dont vous avez besoin}, en respectant "WRITING STYLE". WRITING STYLE : {message 1} {message 2} {message 3} Ce que "WRITING STYLE" veut dire : mes tournures, mon niveau de formalité, pas un style neutre — la manière compte plus que le contenu de ces exemples. Contexte du message à écrire : {destinataire, sujet, ce qu'il faut dire}
Une fois ce bloc "WRITING STYLE" constitué, gardez-le de côté : c'est lui que vous recollez à chaque nouveau message, sans avoir à le reconstituer.
Ce qui coince le plus souvent
Le résultat ne sonne pas comme soi, et l'écart se voit — surtout aux yeux du destinataire, qui connaît votre manière d'écrire. Ce message est souvent abandonné en silence, sans qu'on en parle, parce que le risque est externe (un client, un partenaire) et qu'une maladresse s'y voit plus qu'en interne. L'échantillon de voix règle l'essentiel de cet écart en une étape.
Partager un prompt à son équipe
Un prompt qui marche pour vous ne marche pour l'équipe que s'il est écrit pour être repris. Le gabarit à remplir, et un exemple rempli.
Pourquoi ça ne marche pas tel quel
Quand un prompt fonctionne pour vous, une partie de ce qui le fait marcher est dans votre tête, pas dans le texte : le contexte que vous donnez sans y penser, l'habitude que vous avez de reformuler si la première sortie ne convient pas. Un collègue qui reprend le même texte, sans ce contexte implicite, obtient un résultat différent — et conclut que le prompt ne marche pas.
Le gabarit à remplir
CONTEXTE : {à quoi sert ce prompt, dans quelle situation l'utiliser} VARIABLES À REMPLIR : - {variable_1} : {ce qu'il faut mettre ici} - {variable_2} : {ce qu'il faut mettre ici} PROMPT : {le texte du prompt, avec les variables entre accolades à la bonne place} EXEMPLE REMPLI : {une utilisation complète, avec les variables remplacées par des valeurs réelles, et un aperçu du résultat obtenu}
Où le ranger
Un prompt qui vit dans une conversation individuelle est un prompt perdu pour l'équipe. Un dossier partagé simple (Drive, Teams) avec un fichier par usage suffit — l'essentiel n'est pas l'outil, c'est que le gabarit ci-dessus soit rempli en entier, exemple compris.
Ce qui coince le plus souvent
Ce qui marche pour soi ne marche pas pour les autres, parce que le contexte implicite n'est pas écrit. Et une fois le prompt écrit, personne ne sait où le ranger — il reste dans une conversation individuelle et se perd.
Quand vous ne savez pas encore par quoi commencer
D'autres tâches confiées à l'IA, dans des entreprises de votre taille. De quoi repérer la fiche qui vous concerne, quand ce n'était pas clair au départ.
Quand l'envie est là mais que l'usage reste flou (« utiliser l'IA plus souvent »), ce qui manque n'est pas une méthode précise — c'est un exemple concret de ce que d'autres, dans une situation comparable, ont réellement essayé.
Quelques exemples, à des postes comparables
- Un responsable qualité qui fait relire ses procédures internes par l'IA pour repérer les incohérences avant diffusion
- Un chargé de recrutement qui prépare ses trames d'entretien à partir de la fiche de poste, pour ne rien oublier d'un candidat à l'autre
- Un contrôleur de gestion qui fait vérifier la cohérence d'un budget avant de le remonter, en signalant les écarts inhabituels
- Un commercial qui prépare un premier jet de proposition à partir d'un cahier des charges, pour partir d'une base plutôt que d'une page blanche
Ces exemples ne remplacent pas les fiches ci-dessus — ils servent à repérer laquelle vous concerne.
Pour choisir par où commencer à l'échelle de l'entreprise : Cas d'usage IA en PME.Pour aller plus loin
Le reste est sur la page Ressources.
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